• Immobilier : soldes sur les grands appartements parisiens !

     

    Depuis plusieurs mois, les ventes repartent et les prix se stabilisent à niveau élevé sur le marché immobilier parisien. Mais les grandes surfaces souffrent toujours. Illustration.

    Décidemment, les prix de l’immobilier parisiens sont capricieux. Alors que les Notaires enregistraient il y a peu d’importants replis, voici que le tarif moyen du mètre carré flirte à nouveau avec les 8.000 euros dans la capitale ! Et la tendance est même encore légèrement orientée à la hausse à en croire les projections réalisées sur les promesses de ventes fraîchement signées.

    Portés par des taux d’intérêts historiquement bas, les acheteurs sont revenus en force depuis un an, boostant les transactions (en hausse de 20% sur un an à Paris intra-muros) et soutenant les prix.

    Pourtant, à y regarder de près, cette embellie profite surtout aux petits logements (studios, deux-pièces, trois-pièces). Les grands appartements parisiens, eux, continuent à boire la tasse. Depuis début 2012 - moment où l’immobilier était à son plus haut -, les prix des cinq-pièces ont reculé de près de 9% et ceux des quatre-pièces de 6,7% d’après les données des notaires. « Ces baisses de prix tiennent au fait que les acquéreurs se font plus rares sur ce types de logements plus chers. En outre, beaucoup de logements de cette taille ont été mis en vente par des propriétaires ayant choisi de quitter la France, ce qui a gonflé d’un coup l’offre disponible », explique Thierry Delessalle, notaires à Paris.

    Pour mesurer l’ampleur des rabais consentis sur le terrain, nous avons demandé à différentes études de notaires de nous lister quelques ventes ayant récemment coincé.

    > Un 174 mètres carrés invendable près de la République

    Depuis septembre un appartement familial de 174 mètres carrés, avenue de la République, ne trouve ainsi pas preneur au prix de 1,4 million d’euros ! A un peu plus de 8.000 euros du mètre carré, le bien n’est pourtant a priori pas hors de prix pour le quartier. Un studio ou un deux-pièces aurait certainement pu trouver un acheteur à ce tarif-là.

    > Ristourne de 100.000 euros sur un quatre-pièces aux Invalides

    Dans le 7ème, boulevard des Invalides, le propriétaire d’un quatre-pièces de 100 mètres carrés a, quant à lui, été contraint en fin d’année de baisser son prix de vente de 100.000 euros, à 1,1 million pour conclure l’affaire.

    > Un an pour vendre un cinq-pièces à proximité du Parc Monceau

    Boulevard de Courcelles, tout proche du Parc Monceau (17ème arrondissement), un 150 mètres carrés au 5ème étage d’un somptueux immeuble avait été mis en vente à 1,7 million en janvier 2015 : le bien a trouvé preneur un an plus tard pour 1,48 million d’euros ! Soit moins de 10.000 euros du mètre carré.

    > 98 mètres carrés soldés rue de Réaumur

    Rue de Réaumur, dans le 1er arrondissement, un 98 mètres carrés, mis sur le marché à 840.000 euros en juillet 2014, s’est finalement vendu 760.000 euros neuf mois plus tard.

    > Un 300 mètres carrés à moins de 6.000 euros le mètre carré à l’Etoile

    Enfin rue Anatole de la Forge, près de l’Etoile, un 300 mètres carrés est resté sur le marché un an avant de trouver preneur à 1,7 millions (environ 5.600 euros du mètres carrés). Il avait été proposé à… 2 millions d’euros au départ.


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  • Mauvaise nouvelle : Bercy réfléchit à modifier les avantages fiscaux des locations meublées. Voici les scénarii envisagés.

    Les investisseurs particuliers le savent bien : le statut de loueur en meublé reste très avantageux fiscalement pour qui souhaite investir dans la pierre . Trop sans doute aux yeux de Bercy qui travaille à modifier les règles du jeu à son avantage.

    Une première piste de réforme actuellement en cours d’étude viserait le régime fiscal au réel qui, si les revenus fonciers ne dépassent pas 32 900 euros par an (loueur en meublé non professionnel, LMNP) permet de déduire dans l’amortissement de l’immobilier, des travaux réalisés dans le logement mis en location, ainsi que du mobilier. Au bout du compte, c’est cet amortissement qui constitue le principal levier fiscal (en plus de la déduction des intérêts d’emprunts, des frais d’acquisition, …) et augmente la rentabilité de l’opération.

    Très imaginatif, le fisc envisage donc de modifier la valorisation du bien en cas de revente, par un tour de passe passe consistant à ajouter au prix de vente l’équivalent des amortissements réalisés en cours d’opération. In fine, tout bien immobilier verrait ainsi sa valeur théorique réévaluée par le fisc, si bien que le propriétaire serait taxé au titre d’une plus value plus importante, lors de la cession. Ce que ce dernier a économisé grâce au statut de LMNP lui serait alors repris en partie au moment de la vente.

    Une deuxième piste de réforme, plus avancée celle là, concerne les locations en régime micro BIC. Il s’agirait de baisser l’abattement forfaitaire, aujourd’hui 50%, pour le ramener à 30%, si les revenus sont inférieurs à 15 000 euros. Par exemple, un bailleur encaissant 14000 euros de loyers par an serait alors imposé sur 9800 euros de revenus fonciers, au lieu de 7000, soit un impôt de 2940 euros au lieu de 2100, pour une tranche marginale de 30 %. Enfin, une variante de cette réforme, également à l’étude, consisterait à aligner tous les régimes, location meublée et libre, en créant un seul abattement à 40%. De quoi atténuer là encore l’attractivité de la location meublée !

     

     


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